Interview

Ahamadou Abdoulaye Diallo, directeur du Fonds de Solidarité Africain : «Une ligne de crédit de USD 10 millions dédiée aux PME mauriciennes»

Ahamadou Abdoulaye Diallo

Le directeur du Fonds de Solidarité Africain (FSA) est économiste. Il explique que l’organisme joue le rôle de catalyseur des systèmes financiers afin de permettre un meilleur accès au crédit. Entretien.

Quel est l’objectif du Fonds de Solidarité Africain (FSA)?
Le Fonds de Solidarité Africain (FSA), fondé le 21 décembre 1976, facilite le développement économique de ses États membres africains en jouant le rôle de catalyseur des systèmes financiers. Cela doit permettre aux États et aux entreprises publiques et privées, d’une part, d’avoir accès aux crédits destinés à financer des projets d’investissements productifs. D’autre part, cela leur facilite la mobilisation de l’épargne locale et extérieure, notamment par des interventions en garantie sur les marchés financiers. On a trois techniques d’intervention : la garantie des prêts bancaires et des émissions d’emprunts obligataires  ; la bonification du taux d’intérêt et l’allongement de la durée des prêts par l’octroi d’avances de refinancement. Le FSA, dont le siège est implanté à Niamey au Niger, est devenu opérationnel à partir de septembre 1979.

Pour répondre à votre question, on a pour mission de participer au développement économique et à la lutte contre la pauvreté dans nos États membres africains en facilitant le financement des projets d’investissement. Pour ce faire, le FSA ambitionne d’être le catalyseur des systèmes financiers des pays membres en vue de permettre aux entreprises privées, aux PME/PMI et aux institutions de microfinance d’accéder au crédit bancaire et/ou de lever l’épargne leur permettant de financer des projets d’investissement productif qui concourent au développement économique des pays membres et à la réduction de la pauvreté pour les populations

Quels sont les axes de coopération entre le FSA et la Banque de développement (DBM) ?
La Banque de Développement de Maurice (DBM) et le Fonds de Solidarité Africain (FSA) ont signé un accord à l’hôtel Le Labourdonnais depuis peu. L’objectif demeure de résoudre le problème de garantie bancaire et de faciliter l’accès au financement pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME). Nous sommes prêts à aider l’entreprise par rapport à cette garantie. Ainsi, nous accordons une ligne de crédit d’environ Rs 330 millions (10 millions de dollars).

Quelle est l’importance de cet accord ?
L’importance est de soutenir les emprunteurs qui n’ont pas de biens immobiliers pour garantir leurs emprunts pour les aider à démarrer leur business. Il y a des conditions à respecter. Tout d’abord, le projet doit être fiable et calqué sur un bon business plan. Le FSA agit comme une entité d’assurance sur les prêts.

Avez-vous d’autres projets ?
On va faire un roadshow très bientôt.