Interview

Ajay Gunness : «Ceux qui sont partis, on les ‘wash out’»

Ajay Gunness

Les élections du Comité central se tiennent ce dimanche. Vos sentiments ?
Ces élections démontrent que la démocratie interne au sein du MMM est vivante. Après trois ans, on fait un renouvellement de nos instances. Même les hauts cadres du MMM mettent leur tête sur le billot.

Et si vous n’êtes pas élu au no 16 ?
Une élection demeure une élection. On fait confiance aux 443 branches qui vont voter pour 103 candidats du pays.

Vous menez campagne, dit-on ?
Il y a des jeunes qu’il faut atteindre sur les réseaux sociaux. Plus personne ne fait du porte-à-porte. Les diverses branches vont se réunir et les membres désignés vont venir voter à bulletin secret.

Pourriez-vous mordre la poussière ?
Il y a des membres en vue qui ont reculé malgré leur ancienneté au MMM. Alan Ganoo en a fait les frais.

Pourquoi avoir déserté le no 10 pour atterrir au no 16 ? Est-ce parce que Navin Ramgoolam pourrait être candidat là-bas ?
Pour les législatives, je resterai au no 10. En revanche, le parti privilégie la proximité. J’habite à Floréal, donc au no 16. Je suis candidat pour le CC dans cette circonscription.

Vous avez vis-à-vis de vous nulle autre que Joanna Bérenger. Lobby pour la battre ?
Joanna et moi, nous nous entendons très bien. Il y a des meter choola, qui veulent faire croire le contraire. Je suis élu depuis 30 ans au niveau national. Tous les 103 candidats font du canvassing positif pour le CC, sans plus.

On constate qu’il y a une aile du MMM qui s’est détachée. Va-t-on vers un nouveau MMMSP à la Dev Virahsawmy ?
(Rires). Zot pa kone ki zot anvi fer.

Cela ne vous attriste pas de perdre des amis politiques ?
Le MMM se tourne vers l’avenir. Ceux qui sont partis, on les wash out. Bye, bye. On ne fait pas de la politique dans le salon. Le MMM connaît ses valeurs sur le terrain. D’ailleurs, je dis à ces protestataires qu’ils n’auront pas le droit légal d’utiliser le sigle et le nom du MMM. J’ajouterai que ce sera un MMM Mickey.

Le MMM a perdu Pradeep Jeeha…
Après ses insultes dans la presse, le Bureau politique a décidé de le suspendre. Mais le Comité central a voté pour son expulsion à une majorité écrasante. Le CC, entre deux assemblés des délégués, a la suprématie, selon la constitution du parti.