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Chemin en piteux état à Pereybère : le cauchemar des habitants de l’impasse Serins 2

Voitures endommagées, poussière ou boue à longueur de journée, nids-de-poule… C’est le calvaire qu’endurent les habitants de l’impasse Serins 2 du Morcellement Swan, à Pereybère, à cause de l’état lamentable de ce chemin. Le problème ne date pas d’hier. Ils désespèrent et se demandent quand les autorités mettront fin à leur supplice.

Le pays a connu de nombreux développements ces 48 dernières années, surtout dans le Nord qui est un des endroits les plus prisés par les touristes. Si dans les environs de Pereybère le paysage a changé, on ne peut pas en dire autant de l’impasse Serins 2 du Morcellement Swan.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce problème est évoqué dans les médias. Le 27 octobre 2014, Le Défi Quotidien avait fait état du calvaire quotidien des habitants de l’impasse. Quatre ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Tant et si bien que les résidents se demandent pourquoi ils n’ont pas droit à un peu de considération de la part  des autorités.

«Je n’ai jamais pu monter à vélo»

Une équipe du Défi Media Group s’est rendue sur place dans la matinée du jeudi 28 juin 2018. Bavesh, 20 ans, indique qu’il n’a jamais pu jouer dans cette impasse. « Je n’ai jamais pu monter à vélo ou jouer au foot avec mes voisins, comme c’est généralement le cas des enfants des autres quartiers », raconte le jeune homme. L’état de l’impasse est pire, selon lui, quand il y a des averses. « Il a des flaques d’eau et de la boue. Les drains sont obstrués par des gravats », dit-il.

Hurry Bojraz, un autre habitant de l’impasse, relate que les chauffeurs de taxi ne s’aventurent pas dans le quartier de peur d’abîmer leurs véhicules. « Mo ti al District Council Rivière-du-Rempart. Zot ti dir mwa ki pa pou koltar sime tan ki pa fini instal sewage », explique-t-il.

Contacté, un préposé de la Wastewater Management Authority (WMA) soutient que les propos attribués au conseil de district ne sont pas fondés. « Il n’existe pas de réseau de la WMA dans cette région. Aucun projet du genre n’est prévu de sitôt. Le conseil de district peut donc faire les travaux nécessaires. »

Un petit coup d’œil aux alentours semble confirmer que les autorités ont vraiment délaissé cette partie du morcellement. Elles ne font pas de site visit et ne répondent pas non plus à nos correspondances. Il n’y a pas de réseau d’évacuation d’eau et des terrains sont laissés à l’abandon (voir photos). Les habitants doivent supporter de manière omniprésente un épais nuage de poussière, surtout à chaque fois qu’un véhicule emprunte l’impasse.

Hurry Bojraz, un habitant de l’impasse, dit que les chauffeurs de taxi n’empruntent pas ce chemin par peur d’abîmer leurs véhicules.
Hurry Bojraz, un habitant de l’impasse, dit que les chauffeurs de taxi n’empruntent pas ce chemin par peur d’abîmer leurs véhicules.

Réactions

Irène a eu des complications de santé

Irène

Pendant que les autorités prennent les choses à la légère, les habitants, eux, continuent à subir non seulement des dégâts matériels mais aussi des problèmes de santé. À l’instar d’Irène, qui habite le morcellement depuis sept ans. Elle explique qu’elle a commencé à avoir des ennuis de santé dès son arrivée. La mère de famille avance qu’elle doit changer les pneus de sa voiture régulièrement à cause de l’état de l’impasse.

Deokumar Koobarawa, du conseil de district de Rivière-du-Rempart : « Il faut déterminer le coût des travaux »

Difficile d’entrer en communication avec un préposé du conseil de district de Rivière-du-Rempart qui maîtrise le dossier. À chacune de nos sollicitations, les responsables se renvoient la balle. Personne n’a de réponses à nos questions. Après de nombreux appels, Deokumar Koobarawa, vice-président du conseil de district, a finalement conseillé aux plaignants de faire une nouvelle demande à travers une pétition accompagnée d’une copie de leur contrat.

Il leur demande de déposer ces documents au siège du conseil de district. « Il faut déterminer le coût des travaux. Ce sont des requêtes qui seront étudiées par le conseil. Pour le moment, nous ne pouvons rien dire en ce qui concerne les travaux dans cette région », a-t-il précisé.

Une réponse qui exacerbe la colère des habitants. En 2014, ils avaient écrit une lettre au Premier ministre. Ils acceptent de formuler une autre demande, en espérant que cette fois les autorités bougeront le petit doigt.