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Dev Luchmun : « Il faut une ‘one-stop shop’ pour gérer la formation »

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Si l’introduction de plusieurs plans pour assurer la formation des jeunes est bien accueillie, on craint cependant que la mise en œuvre soit au contraire une source de confusions pour les bénéficiaires.

Le Budget prévoit Rs 1 milliard pour assurer l’employabilité de quelque 14 000 jeunes sans emplois. Dans le cadre de ce projet, 3 000 jeunes seront éligibles à une formation technique sous le National Skills Development Programme. Un autre groupe de 3 000 jeunes sera inscrit sous le National Apprentiship Programme placé sous la tutelle du  Mauritius Institute of Training and Development (MITD).

Un millier de jeunes de 17 à 25 ans pourra rehausser leurs compétences sous le Youth Service Programme (YSP)  placé sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports. Ils pourront développer leurs communications, leur sens de la discipline et l’éthique du travail. Le Budget prévoit la mise sur pied d’un SME Employment Scheme qui ciblera un millier d’entre eux. Ces derniers toucheront  une allocation mensuelle  de Rs 14 000 sur une période de deux ans.

Si le consultant en relations industrielles, Dev Luchmun accueille favorablement le projet de formation,  il  craint cependant que le fait que les programmes soient placés sous différents ministères pose problème aux éventuels bénéficiaires.  D’où sa proposition pour qu’il y ait un one stop shop pour canaliser efficacement les jeunes vers les différents programmes.

Il voit mal que certains plans soient placés sous le MITD, d’autres sous le HRDC, le ministère de la Jeunesse et des Sports, le ministère du Travail, ou sous celui de l’Éducation.

« Il serait préférable que tous ces plans soient placés sous la tutelle du ministère du Travail ou sous celui de l’Éducation », dit-il. Il explique que l’important est que ceux intéressés s’y retrouvent facilement quand ils viennent s’inscrire pour ces programmes.

Roland Dubois, ancien Training Consultant au ministère du Travail, est  aussi en faveur  de la mise en place d’un seul organisme pour gérer tous ces plans, avec la participation de tous les acteurs concernés.  Il reconnaît que, dans sa forme actuelle, les différents plans placés sous différents ministères et organismes pourraient poser problème aux éventuels stagiaires.