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Le chef juge à un ancien magistrat : «Next time be careful, don’t play with me !»

Kheshoe Parsad Matadeen Kheshoe Parsad Matadeen

Il l’aura appris à ses dépens. L’avocat Vishnu Ramdonee a subi les foudres du chef juge Kheshoe Parsad Matadeen lundi, en Cour suprême, pour avoir refusé de prendre une sommation en justice. Vishnu Ramdonee, un ancien magistrat, y comparaissait dans le cadre d’une action dirigée contre lui par un laborantin, Michael Thomas Rozar.

«Est-ce un comportement digne d’un ancien magistrat lorsqu’il reçoit une sommation en justice ? » a lancé, plus d’une fois, le chef juge Kheshoe Parsad Matadeen à l’ancien magistrat Vishnu Ramdonee.

Ce dernier répond d’une allégation d’outrage après qu’un habitant de Mahébourg a demandé à la Cour suprême de le sanctionner. Ce laborantin estime que l’homme de loi n’a pas respecté les engagements qu’il a pris en Cour suprême en organisant des fêtes dans sa maison à quatre reprises entre le 24 décembre 2017 et le 14 avril 2018.

Les services d’un huissier libéral avaient été retenus pour faire servir la sommation à Vishnu Ramdonee. Mais ce dernier aurait refusé d’accuser réception du document. L’huissier libéral en a alors fait mention dans son rapport qui a été déposé en Cour suprême par l’avoué de Michael Thomas Rozar.

Une situation qui a manifestement provoqué l’ire du chef juge Kheshoe Parsad Matadeen. À l’appel de l’affaire, lundi 28 mai 2018, le no un du judiciaire n’y est pas allé de main morte. « Is this the attitude of a former magistrate when documents are served on him? » a plus d’une fois demandé le chef juge à Vishnu Ramdonee.

Le chef juge a ensuite lancé une mise en garde à l’ancien magistrat. « Next time be careful, don’t play with me ! » Après ces remarques, le chef juge a renvoyé l’affaire au 11 juin pour que les parties échangent leurs affidavits respectifs.

Michaël Thomas Rozar avait soutenu dans un affidavit qu’il est propriétaire d’un terrain et d’une maison au Morc. Le Mahé à Mahébourg. Le 29 septembre 2017, il a déposé une demande d’injonction devant le juge des référés pour que l’avocat cesse de louer sa maison, qui se trouve à proximité de la sienne, à des tierces personnes pour l’organisation de fêtes nocturnes. Le 24 novembre 2017, l’avocat a pris l’engagement en cour de ne plus louer sa maison et de respecter le cahier des charges. Selon le laborantin, il a également été convenu ce jour-là que l’avocat allait utiliser sa demeure uniquement à des fins résidentielles.

Or, le laborantin note qu’une fête a été organisée au domicile de l’avocat le 24 décembre 2017. La police a dû intervenir pour y mettre un terme. Il ajoute que trois autres fêtes ont été organisées le 4 février, le 1er et le 14 avril 2018.

Pour le laborantin, il est évident que l’avocat n’a pas respecté ses engagements pris lors de la séance du 24 novembre 2017 devant le juge des référés.