Interview

Leon Viljoen, Managing Director d’ABB pour l’Afrique australe : «Les énergies renouvelables prennent forme en Afrique»

Leon Viljoen

Directeur du conglomérat suisse ASEA Brown Boveri (ABB) pour l’Afrique australe, regroupant 13 pays notre interlocuteur met l’accent sur l’importance de diversifier les sources énergétiques. Il est l’un des conférenciers à l’Africa Energy Forum.

Comment se présente les affaires dans la région ?
Elle varie d’un pays à l’autre. Dans un pays comme Maurice, nous avons un solide portefeuille à l’horizon. Le pays bouge en direction des énergies renouvelables. Le Kenya, avec le retour de la stabilité politique, est redevenu un bon marché.

L’heure est aux énergies renouvelables. Où se situe l’Afrique?
On en parle beaucoup. Elles commencent à prendre forme. Si, deux ans de cela, vous m’aviez posé la question, j’aurais répondu qu’il n’y en a pas beaucoup hors de l’Afrique du Sud. Aujourd’hui, des services énergétiques et les gouvernements parlent de la hausse des énergies renouvelables dans leur pays. Il existe une mouvance définitive en cette direction. Une raison expliquant ce changement est le fait que l’énergie renouvelable peut être connectée au réseau en un an. C’est la plus rapide. Les Africains ont besoin d’énergie.

Il est question de fourniture d’énergie hors du réseau central (off-grid). Pourriez-vous faire le point sur son utilisation dans la région?
Sa mise à exécution se fait lentement. Ce sont d’excellentes solutions, Mais le financement pose problème. Si les gouvernements sont sérieux sur la question, ils devront injecter de l’argent dans la fourniture hors-réseau. Nous constatons que cela démarre dans des pays. Un aspect de ces installations est qu’elles sont excellentes dans la mesure où il ne suffit pas d’installer des panneaux solaires sur un toit. On assure la pérennité dans une région. On devient autonome. C’est pour le long terme.