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Omlata Jankee, couturière : une passion devenue métier

Omlata Jankee Omlata Jankee est convaincue que la couture a un bel avenir.

Depuis l’adolescence, Omlata Jankee est passionnée de couture. Avec des doigts de fée, elle s’adonne à la magie du fil et de l’aiguille en donnant vie aux pièces de tissus. Dessiner des modèles la comble de bonheur. Rencontre.

L’activité de sa sœur aînée l’a toujours fascinée. « Depuis que j’étais au collège, j’admirais le talent de ma sœur pour créer de si jolies pièces  », raconte Omlata. Sa sœur s’étant mariée, elle n’avait personne pour lui apprendre la couture. Elle n’a pas baissé les bras. Elle se rendait chez sa tante, couturière professionnelle, pendant les vacances scolaires pour apprendre les techniques du métier de A à Z. Sa tante offrait déjà des formations en couture dans des centres communautaires.

À ses débuts, Omlata créait des robes pour elle et ses proches. « Je recevais beaucoup de commandes des amies de ma petite sœur. Du bouche à oreille, le nombre de clients a augmenté  », fait-elle ressortir. Ses réalisations ont connu un tel succès, qu’elle  a décroché le poste de formatrice de couture au centre des femmes, à Brisée-Verdière.

Cela lui a permis de s’exercer davantage. Elle travaillait comme caissière dans un supermarché à Floréal. « C’est sur mon lieu de travail que j’ai réussi à créer une forte clientèle  », se réjouit notre interlocutrice. Elle a aussi travaillé comme caissière au Waterpark, à Belle-Mare.

Après son mariage, elle a dû abandonner son emploi à Waterpark à cause du voyage fatigant. Mais, pas la couture. « Puisque, j’habitais un nouvel endroit, ma belle-mère m’a aidée à faire du marketing et à trouver de nouveaux clients  », explique la couturière.

La spécialiste des cholis

Aujourd’hui, la passion d’Omlata est devenue son gagne-pain. « Je peux créer tous types de vêtements (robe, jupe, blouse, pantalon) mais ma spécialité est la confection des vêtements indiens, en particulier, les cholis, les blouses qui se portent avec les saris », explique-t-elle. « Aujourd’hui, j’ai plus d’une cinquantaine de clientes fidèles  », ajoute Omlata. Elle souligne avec fierté que son métier l’a rendue autonome. « Mon mari est malade et ne peut pas travailler. Avec mes revenus, j’ai pu prendre en charge les dépenses ménagères mais aussi d’économiser pour voyager », relate-t-elle.

Quelles sont les qualités requises pour être une bonne couturière ? À cette question, Omlata précise qu’ « il faut du talent et faire preuve de patience  ». Cependant tout n’est pas si rose dans ce métier, elle avoue  qu’en raison de beaucoup de commandes, elle néglige parfois son foyer. D’où l’importance d’une bonne organisation, confie-t-elle. «  Il m’arrive de travailler jusqu’à fort tard pour pouvoir remettre les commandes à temps. »

Si Omlata est aujourd’hui une professionnelle, c’est grâce à un apprentissage continu. « J’ai appris à me perfectionner suite à mes erreurs du passé », confie-t-elle. Elle pense que la couture a un bel avenir à Maurice.

« Je fais appel aux femmes au foyer pour ne pas rester les bras croisés. Inscrivez-vous aux formations gratuites. La réussite dans la couture est assurée », conclut-elle.


Plusieurs cordes à son arc

Outre la couture, Omlata s’est aussi engagée dans la vente des produits de soin, tels que Yves Rocher et Avon. « Je ne suis pas obligée de faire du porte à porte pour vendre, car mes clientes viennent à la maison.»Grâce à l’argent obtenu de la couture et des ventes, elle a pu acheter une voiture.  Son futur projet demeure l’agrandissement de sa maison.


Vie personnelle

Omlata vit avec son mari, Rajesh, et sa chienne, Bella, à Bonne-Terre. «  Nous formons une famille heureuse. »  Malgré un emploi du temps chargé, Omlata fait de son mieux pour faire du sport. « Je me suis inscrite à la gym », confie-t-elle. Travailler à son propre compte lui permet de mieux gérer son temps. « Mon mari m’aide non seulement dans les tâches ménagères mais m’apporte aussi un soutien moral », se réjouit-elle. Cette dernière est très active dans une association pour les femmes, ce qui lui donne l’occasion de participer régulièrement à diverses sorties.