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Pêche industrielle : les opérateurs demandent au gouvernement de revoir sa copie

grand journal

C’est une des mesures budgétaires qui a provoqué une vague de réactions dans le secteur de la pêche. Les opérateurs réclament que ce projet soit mis au frigo. « Pour augmenter la production de poissons, nous inviterons des compagnies étrangères à pêcher dans nos eaux territoriales et elles devront les vendre sur le marché local », avait annoncé  Pravind Jugnauth lors de la présentation du Budget 2018-2019.

Cette mesure a provoqué une vague de mécontentement parmi les opérateurs. L’émission du Grand Journal de Radio Plus  du jeudi 28 juin était axée sur cette mesure. Jean-Luc Emile a accueilli sur le plateau Medally Lallmamode, représentant d’une société coopérative de pêche, Ristesh Gurroby, directeur de Babul & Sons Fishing, Mahen Sookun, de l’Association des pêcheurs semi-industriels, et Meera Satischandra Koonjul, Divisional Scientific Officer au ministère de l’Économie océanique.

Cette mesure créera des « problèmes » aux pêcheurs et opérateurs mauriciens, selon Ritesh Gurroby. « Les pêcheurs qui partent 15 à 30 jours en haute mer sont des professionnels. Pourquoi laisser les étrangers pêcher dans nos eaux? Avec quatre bateaux, ma compagnie ramène 150 tonnes. Les prises sont en baisse», fulmine-t-il. Mahen Sookun abonde dans le même sens.  « Avant de penser à l’ouverture de nos eaux, il faut offrir des facilités,  avec tous les équipements et formations nécessaires. Le gouvernement doit geler ce projet. »

Meera Koonjul du ministère explique qu’il n’y a que 35 bateaux semi-industriels dans nos eaux. « Il y a 5 000 tonnes de poissons à pêcher dans nos eaux, mais seulement 300 tonnes sont débarquées. Il faut en ramener plus pour le marché local. Ce sont des données de la Land Frequency Data à Albion. Cette mesure ne sera pas au détriment de pêcheurs locaux », affirme-t-elle.