Interview

Questions à Renganaden Padayachy, président de la FSC : «Si l’OCDE a signé un accord avec Maurice c’est qu’elle nous fait confiance»

Renganaden Padayachy

Quand le schéma directeur sur les services financiers sera-t-il dévoilé ?
Ce qui peut être rendu public sera communiqué. Il faut comprendre qu’une stratégie ne peut être entièrement dévoilée, surtout lorsqu’il s’agit d’un secteur aussi sensible que les services financiers. On ne va pas rendre publics certains aspects en raison de nos concurrents. Si on fait une recherche au niveau international, on ne trouvera pas, par exemple, le Blueprint de Singapour pour les services financiers. Une bonne partie de notre stratégie sera connue, mais certaines parties resteront très confidentielles.

Quid du plan d’action y relatif ?
Justement, on ne va pas tout dévoiler. Nous déployons beaucoup d’efforts pour favoriser ce secteur. Cela tombe bien. C’est exactement dix ans de cela que le monde a souffert de la crise financière. À l’issue de cela, il y a eu plusieurs réformes et évolutions dans cette filière. Nous sommes appelés à suivre et adopter ces changements. Au niveau de la Financial Services Commission (FSC), en tant que centre financier international, nous voulons aller au-delà des attentes.

L’accord signé avec l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sur la Blockchain est axé sur quoi exactement ?
L’OCDE met beaucoup d’accent sur les questions de fiscalité. Notre intention est d’établir des relations étroites avec cette institution dans l’objectif d’améliorer notre centre financier. Il faut souligner que l’OCDE ne signe pas, à tout vent, des accords. Si elle l’a fait avec Maurice, cela veut dire qu’elle nous fait confiance.