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Raju Birion, l’humoriste 2.0

Raju Birion

Avec 53 000 followers sur Facebook, 24 000 sur Instagram et 49 000 subscribers sur Youtube, Raju Birion est l’un des Mauriciens les plus suivis sur les réseaux sociaux. Ce qui était au début de simples vidéos pour décrire son quotidien avec humour, a fini par amuser la galerie mauricienne. Rencontre.

Raju Birion est comme tous les jeunes de son âge à une exception près. Cet étudiant en gestion à l’Université de Maurice fait un tabac sur la Toile. Ce jeune homme de 23 ans est connu pour ses vidéos humoristiques sur les réseaux sociaux. Cet habitant du village de Fond-du-Sac raconte que tout a commencé alors qu’il était au collège.

« Tout à commencé en 2012 alors que j’étais au collège. J’ai fait des vidéos de dubsmash (N.D.L.R. : synchroniser les mouvements de ses lèvres avec le son des vidéos) que j’ai postées sur Facebook », raconte-t-il.

Au fil du temps, Raju postait de plus en plus de vidéos, cette fois en utilisant des filtres qui lui donnaient une apparence et une voix plus comique, d’où la naissance de « Souflette », un des personnages de ses vidéos. Il n’aurait jamais deviné que ces vidéos deviendraient virales. De plus de personnes aimaient et partageaient ses œuvres.

Voyant cet engouement, il posta ses vidéos sur Youtube. Un moyen pour lui de monétiser son humour et aussi de se faire un peu d’argent.

« J’ai reçu environ 80 euros à travers les publicités sur mes vidéos, mais cela prend du temps avant d’arriver à cette somme », dit Raju.

Cependant, comme le dit bien le proverbe, nul n’est prophète en son pays,  il lui arrive aussi d’avoir des ‘haters’, certaines personnes qui lui disent : « Aret fer vilin ». Mais il fait fi des mauvais commentaires sur ses vidéos.

« Je me rappelle de la fois où un parent me disait qu’il n’aimait pas ce que je faisais, mais j’ai vu que son fils me suivait sur les réseaux sociaux et petit à petit, même le parent récalcitrant s’y est mis », raconte-t-il.

Raju explique qu’être populaire sur le Net lui permet d’être un bon exemple pour ses supporters.

« Peu importe où je vais, il doit y avoir au moins une personne qui me reconnaisse », relate Raju. Il est aimé tant par les enfants que les adultes.

« Mo pa servi bane langage vulger parski mo pa anvi donn bann zanfan move lexamp », explique notre interlocuteur.

À l’heure actuelle, Raju Birion, qui termine bientôt ses études, souhaite casser sa timidité pour se lancer dans l’animation.