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À Riche-Terre : quand un terrain prend des allures de jungle

Sushil Lane, Riche-Terre Un terrain laissé à l’abandon à Sushil Lane, Riche-Terre, est envahi de végétation, au grand dam des habitants.

Des habitants de Sushil Lane, à Riche-Terre, sont remontés. Ils vivent non loin d’un terrain laissé à l’abandon depuis 2010 qui s’est peu à peu transformé en une épaisse forêt. « S’il ne sert pas de dépotoir illégal où les gens jettent des détritus, incluant des cadavres d’animaux, le terrain fait office de repaire aux dealers de drogue et aux cambrioleurs. Une odeur infecte émane du site », se plaignent les habitants.  

Ils espèrent que les autorités prendront des mesures pour défricher ce terrain. Ils disent avoir discuté avec les propriétaires du terrain concerné, mais ces derniers leur auraient répondu qu’ils n’avaient pas les moyens financiers pour en assurer l’entretien régulier. Conséquences : les voisins sont souvent contraints de payer de leur poche pour faire défricher le terrain, du moins en partie.

Les habitants expliquent avoir écrit à plusieurs personnalités et instances, dont une députée de la circonscription, et la police de l’Environnement, mais en vain.

Le vice-président du conseil de district de Pamplemousses Ootam Callychurn (le président Sunael Purgass étant en voyage) a fixé un rendez-vous avec les plaignants. Il les rencontrera au siège du conseil de district pour écouter leurs doléances.

Selon les règlements en vigueur, la mairie ou le conseil de district peut exiger d’un propriétaire soit qu’il entretienne son terrain, soit qu’il y cultive afin de s’assurer qu’il n’est pas envahi par la végétation. « S’il n’obtempère pas, la mairie ou le conseil nettoiera le site à ses frais et lui présentera ensuite la facture. Mais une restriction sera inscrite sur la propriété. Ce qui signifie que si le propriétaire compte y faire un développement, il devra d’abord s’acquitter des frais de nettoyage avant d’obtenir son permis. »